Antichi e moderni

    De Gesualdo Ă  Verdi, ce programme a cappella met en exergue les particularitĂ©s de la polyphonie sacrĂ©e italienne, riche d'un passĂ© dont on trouve la racine tout autant dans l'hĂ©ritage grĂ©gorien de l'Église que dans l'abondant folklore mĂ©diterranĂ©en.


 Quelques Ɠuvres phares comme le Miserere d'Allegri ou le Crucifixus de Lotti cĂŽtoient des piĂšces moins connues comme le "Domine ne in furore" de Monteverdi ou l'Ave Maria de Verdi extrait des Quattro pezzi sacri.

 

 

Eternal Music

    De Byrd Ă  Tavener, Les DISCOURS proposent un parcours de la musique anglaise pour chƓur avec des Ɠuvres cĂ©lĂšbres (les Funeral of Queen Mary de Purcell, l'Ave verum de Byrd) et des pages plus mĂ©connues (Beati quorum de Stanford, I was glad de Purcell).

 

L'effectif de 13 chanteurs qui constitue l'ensemble permet de dĂ©multiplier les formes et les contours de cette musique , du chƓur Ă  4 voix de l'Ave verum de Byrd aux piĂšces Ă   8 voix solistes (Hear my prayer de Purcell), en passant par des formes mixtes oĂč chƓur et solistes se rĂ©pondent (A Hymn for the Virgin de Britten) ou alternent (Funeral Sentences de Purcell) 


 

Nuits d'hiver

    Ce programme a cappella propose une Ă©vocation musicale de la nuit, telle qu'elle nourrit notre imaginaire depuis des siĂšcles.


Visions de nuits hivernales embrumĂ©es, de veillĂ©es de NoĂ«l, de tĂ©nĂšbres inquiĂ©tantes ou de limbes apaisantes, rĂȘves tout Ă  tour fantasmagoriques et merveilleux... autant de sources d'inspiration et d'interrogations existentielles.


DiffĂ©rents univers se cĂŽtoient, sacrĂ©s et profanes, entre musiques de la Renaissance (Lassus, Sweelinck) et musiques de notre temps (Poulenc, Messiaen, Sandström) et forment un parcours musical oĂč la voix seule en magnifie la quintessence. 

Venise-Tallinn

Aller-Retour

    Ce programme rapproche deux compositeurs trĂšs Ă©loignĂ©s dans le temps et dans l’espace.

Mises face Ă  face, les compositions d’Arvo PĂ€rt et de Monteverdi tissent un dialogue qui marque leur distance et leur proximitĂ©. Ces deux univers sonores trĂšs Ă©loignĂ©s se dĂ©finissent l’un et l’autre par opposition. La lumiĂšre froide mais intense de la musique de PĂ€rt rebondit sur les couleurs chaudes et envoĂ»tantes de Monteverdi dont la sensualitĂ© plastique est relevĂ©e par les lignes droites et sĂ©vĂšres de PĂ€rt.
    Finalement les deux idiomes se reconnaissent dans le trait qu’ils partagent, Ă  savoir leur saisissante puissance d’exclamation: introvertie et concentrĂ©e avec PĂ€rt, exubĂ©rante et vigoureuse avec Monteverdi. Les deux offrent Ă  la voix humaine de quoi renouer avec le fond de son expressivitĂ©.

A Cappella

    Ce programme est conçu comme un florilĂšge de musique vocale alternant Ă©poques, langues et genres diffĂ©rents : chansons sĂ©rieuses (et moins sĂ©rieuses !) de la Renaissance, madrigal amoureux baroque, hymnes religieux, psaumes et cantiques, du baroque au XXĂšme s.
    Le public est ainsi transportĂ© dans plusieurs univers musicaux, pris tour Ă  tour par des Ă©motions diverses, dĂ©cuplĂ©es par le seul instrument de ce programme : la voix humaine.

Serenissima 1611

    A la fin de son premier sĂ©jour d’études Ă  Venise, le jeune Heinrich SchĂŒtz offre Ă  son mĂ©cĂšne la dĂ©dicace du Libro Primo de’ madrigali, qu’il imprime en 1611. Forme expĂ©rimentale par excellence, le madrigal de cette pĂ©riode charniĂšre entre la Renaissance et le Baroque primitif, puise son inspiration dans la poĂ©sie maniĂ©riste italienne. L’écriture musicale ainsi que le contrepoint et l’harmonie sont au service de la reprĂ©sentation musicale du texte poĂ©tique; elle dĂ©ploie une palette luxuriante de couleurs et de styles trĂšs variĂ©s.

 

    Nous proposons ce concert sous forme de spectacle, en l’accompagnant de la lecture d’extraits d’un journal intime rĂ©digĂ© par un gentilhomme français en villĂ©giature Ă  Venise. Ce jeune voyageur, galvanisĂ© par son sĂ©jour dans cette ville cosmopolite et virevoltante, nous dresse une
image Ă©blouie de la vie des rues de Venise.
    Ce spectacle a Ă©tĂ© conçu comme une conversation imaginaire entre ces deux Ă©trangers, venant d’horizons on ne peut plus Ă©loignĂ©s, et qui auraient pu se croiser dans une des calli ou des campi de la Serenissima.